Tout savoir sur  
      les WC japonais    
   
 

Article du journal Le Monde - 14 Novembre 2008

Voir l'article en ligne ici

Article du journal Le Monde - 16 Novembre 2005

Article Newzy - Nov. 2007

Article du magazine Le Point - 7 Juin 2007

Retour dans le futur
Un trône en or

Ni électricité, ni batterie, ni piles...ce robinet à capteur infrarouge se recharge via une turbine hydraulique. Les WC sont une pièce stratégique dans la maison. On s'y soulage, on s'y isole, pour téléphoner, pour lire...de petits plaisirs, qui avec le Washlet, se transforment en vrais bonheurs. Un capteur intégré maintient la siège chauffé à température (30°) . Une fois

En coulant, l'eau fait tourner la turbine qui recharge l'accumulateur, lequel alimente le capteur infrarouge. Un système à l'ancienne adapté aux technologies d'aujourd'hui. Simple, économique et écolo, tout pour plaire.

Robinet Eco Power de Toto, 800 €

www.letrone.com

 

 

rincé au jet d'eau tiède, le postérieur est séché automatiquement à l'air chaud. Un détecteur de présence évite les surconsommations d'eau et d'électricité et permet la mise en route du système autonettoyant.

1495 € - www.letrone.com

Article du journal La Tribune - 21 Mars 2007

L'aisance à la nippone
MAISON
rendus par la cu-
vette de WC, il n'y
avait qu'un pas, al-
lègrement franchi
en association avec 
le groupe Mat-
susshita Electric In-
dustrial. L'idée est
 simple : Connecter
en réseau toutes 
les fonctions des
appareils d'une
maison pour amé-
liorer la qualité de
vie de ses habi-
tants, tout en la
rendant plus éco-
logique, ouverte
sur l'extérieur, et
Les Japonais en sont
persuadés, la maison du
futur sera communicante
et intelligente, jusque
dans ses moindres petits
coins...

R

ecoins ou plus exactement...
petits coins. Car Toto, un
des fleurons de l'industrie
nippone, qui investit massivement
dans la recherche et développe-
ment en domotique, est le nu-
méro un du sanitaire et des... toilet-
tes high-tech !
Normal, pensez-vous, dans un
pays où les nouvelles technologies
s'associent à une culture tradition-
nelle qui fait la part belle à l'hydro
thérapie et l'hygiène. Depuis des
lustres, le WC japonais a laissé sur
le carreau le trône européen, en in-
tégrant des jets de lavage intime en
complément de notre classique
chasse d'eau. Or, au Japon, le mo-
dèle de toilette Washlet, de Toto
(prix de vente en France, environ
 1500 euros), est roi.  Il faut dire
qu'il possède, comme son cousin
Neorest, tous les attributs du con-
fort ultime : réalisé en résine époxy,
doté d'un traitement de surface an-
tibactérien et hydrophobe, il offre
un siège chauffant avec variateur
d'intensité, jet d'eau tiède réglable,
capteur de déclenchement de la
chasse d'eau... et quantité d'autres
gadgets fort appréciables, comme
une télécommande à infrarouge. Et
afin d'allier le confort à la beauté
des lignes, Toto a eu la bonne idée
de confier le design de ses petits
bijoux à la star milanaise Stefano
Giovannoni.



UNE CUVETTE CONNECTEE

De là à vouloir développer dans un
avenir proche, les services annexes
Toto offre siège
chauffant, jet
d'eau tiède
réglable, capteur
pour déclencher
la chasse d'eau
et télécommande
à infrarouge.











contrôlable à distance. Les toilettes
sont donc partie prenante de ce ré-
seau intitulé Kurashi Net (de ku-
rashi : vie à la maison) au même
titre que le frifo, la clim ou le bu-
reau. Toto, qui commercialise déjà
des toilettes qui prélèvent et testent
un échantillon d'urine pour sur-
veiller la santé de leur utilisateur,
travaille à une version connectée,
qui pourrait permettre à un méde-
cin d'être informé en temps réel des
constantes de ses patients. Avec
toutefois un problème non négli-
geable, celui de la confidentialité
des données véhiculées.
                  CAROLINE DE HUGO

Article du magazine Réponses Bain n° 86 - Printemps 2007 (page 13)

Un show-room dédié aux WC japonais

L'initiative a pu surprendre... mais trouve aujourd'hui aux yeux de beaucoup toute sa légitimité ! Sous l'enseigne fort appropriée "Le Trône", s'est ouvert à Paris le premier point de vente spécialisé dans le WC japonais. Evoqué aussi sous les appellations WC douche, shower, bidet életronique ou abttant multifonction,il fait depuis bine longtemps partie de l'équipement sanitaire des japonais bien sûr, mais aussi de bien d'autres pays d'Orient et du Moyen-Orient pour lesquels l'utilisation du papier n'est pas concevable!

Pour toutes les personnes attentives à leur hygiène, les WC à jets d'eau procurent une nouvelle approche de la propreté. Imaginez un siège chauffant, une douchette nettoyante à l'eau pure qui rince délicatement, des jets massant en douceur suivis d'un séchage...sans papier.

Le Trône propose une très large sélection de modèles des plus grandes marques (parmi lesquelles Toto, numéro un japonais, Geberit... ) agréés par la réglementation européenne ( label CE), qui va de l'abattant amovible qui remplace celui de vos toilettes au système de WC complet avec cuvette, réservoir de chasse intégré et télécommande. Le Trône étend sa proposition à des meubles et accessaires à forte personnalité.

85, rue d'Assas, 75006 Paris. Tél. 01 42 45 01 73 www.letrone.com

 

Extrait de l'article Equipement WC dans le magazine "Réponses Bain" L'année du bain 2007 (p37) - 1er Trim 2007

WC-douche:
vers un développement ? 
Véritable révolution dans le domaine de l'hygiène et du confort dans les toilettes, le WC-douche ou WC japonais a été conçu en Suisse et présenté en 1957 à Paris à l'occasion d'une foire. Il permet d'apporter une propreté corporelle maximale et une réelle sensation de bien-être. Son jet d'eau tiède assure une hygiène parfaite. Son siège chauffé et son système de séchage très perfectionné contribuent à la relaxation et confère une sérénité totale. Toutes les fonctions sont sollicitées par l'utilisateur au moyen d'une télécommandeinfrarouge.

Il se décline aujourd'hui soit sous forme d'abattant, soit sous forme de WC complet. Les prix sont radicalement différents puisque l'abattant d'entrée de gamme se situe à 800 euros HT (prix public) pour 4000 à 5000 euros la solution complète "tout intégré". A l'heure actuelle, le marché reste très confidentiel avec seulement 1500 pièces vendues en 2006, essentiellement des abattants. Le développement de cette technologie se heurte à vrai dire en France à plusieurs obstacles : Un changement radical de comportement qui ne fait pas partie de notre culture occidentale, la nécessité de relier l'appareil à l'électricité...et le coût, surtout pour le WC complet. Mais les acteurs, peu nombreux, estiment que le potentiel de développment est exponentiel: un million de personnes sont dans des foyers qui disposent de plus de 100000 euros par an de revenus. C'est chez eux que se trouve le potentiel ! Un show-room, Le Trône, spécialement dédié à cette technologie, a ouvert ses portes à Paris en 2005 (le premier du genre en France) et Geberit met en place cette année une cellule consacrée à la vente de ses appareils (ligne Balena).

Tout l'enjeu maintenant est de transformer la curiosité naissante à l'égard de ces produits en intérêt...et finalement en ventes!

Par Véronique Debrumetz

Article du magazine Réponse à tout - Novembre 2006

Le petit coin des Japonais

 
 Les toilettes high-tech ont conquis
 depuis longtemps les Japonais.
 Ces WC ultramodernes partent
 aujourd'hui à l'assaut de l'Europe.
 Selon le distributeur du produit,
 il s'en vend déjà plusieurs milliers
 d'unités en Allemagne et en
 Suisse. La raison de ce succès ?
 A en croire les adeptes des W-C
 japonais, ceux-ci apportent 
 une hygiène et une sensation
 de bien-être bien supérieures
 au traditionnel rouleau de papier
 toilette. Il est vrai que les fonctions
 disponibles sont véritablement
 dignes d'un SPA. Jugez plutôt:
 lavage/douche, massage,
 séchage, siège chauffant. Selon
 le fabricant, les people en
 raffolent ! Madonna, Will Smith,
 Brad Pitt, Paris Hilton, Cameron
 Diaz, Britney Spears ou Jamel
 Debbouze seraient des frevents
 adeptes. A Paris, une première
 boutique dédiée aux WC japonais
 vient d'ouvrir ses portes à de
 deux pas du jardin du
 Luxembourg. Son nom ?
 Le Trône...Tout simplement.

Article du magazine Jalouse - Novembre 2006

Royal
"Sur le plus beau trône du monde, on n'est
jamais assis que sur son cul !"; disait Montaigne.
Oui mais, lorsqu'il s'agit d'un trône japonais...
c'est plus le même discours. Rue d'Assas,
plus question de s'essuyer le derrière avec
du papier toilette. Ces WC bidets de la plus
haute technologie sont dotés d'une douchette
à jet massant (parfait pour la constipation et
les hémorroïdes) et d'un séchoir. C'est plus
hygiénique, et en plus ils sont beaux. D.H.
LE TRÔNE,85, RUE D'ASSAS (WWW.LETRONE.COM).

Article du magazine Le Nouvel Observateur - 4 Mai 2006

WC-douche
70% des Japonais les ont déjà adoptés. Plus connus sous le nom de shower toilet ou Washlet, ces WC débarquent à Paris.
 Un magasin, Le Trône, leur est consacré. Plus écologiques (fini le
 papier), ils sont équipés d'un jet d'eau pour se laver le derrière,
 d'un séchoir, d'une lunette chauffante et d'un jet de massage re-
 commandé en cas de constipation ou d'hémorroïdes. Les curieux
 pourront les tester dans la"cabine d'essayage".          Audrey Levy

 o Le Trône, 85, rue d'Assas (6e) : 01-42-45-01-73. Premier prix : 897 €.

Article du magazine Le Point 2005

ses. Entre bidets et toilettes, ces WC sont tout confort : à abattants amovibles, avec une lunette chauffée, les jets d'eau directionnels qui lavent les fesses sont, au choix, à eau froide ou eau tiède, avec séchage douceur. Pourquoi n'en possédons-nous pas tous encore ? Le prix (à partir de 700 euros) est un frein, mais pas seulement. C'est aussi une question de culture et pour nous, Européens, le papier reste plus hygiénique, au contraire de toute une partie du monde (Asie...) qui préfère l'eau. Mais on y vient, car les avantages sont nombreux: le système est écologique (économie de papier) et la possibilité d'avoir des jets massants est conseillée pour la constipation ou les hémorroïdes. Le truc en plus du lieu : la cabine d'essayage! ANNE PRUDHOMME

Le Trône, 85, rue d'Assas, Paris 6e. 01.42.45.01.73 et www.letrone.com 11 heures-19 heures du mardi au vendredi, 14 heures- 19 heures les lundi et samedi

Après des siècles de papier-toilette, notre quo- tidien s'élargit à d'autres horizons à la boutique Le Trône. Loin des affaires royales, la spé-

cialité du lieu est un autre type de "trône", les toilettes ou cabinets! Et pas n'importe lesquels : ici on assoit son postérieur sur des WC-douches particulière-ment prisés des Japo-nais (80% les plébis- citent), même si leurs inventeurs dans les an- nées 50 furent des Suis-

Article du journal Metro - 13 Février 2006

La folie des toilettes niponnes
Au Japon, il y a des
sushis, des mangas et
des kimonos. Mais le
pays du Soleil levant
 cache une autre origina-
lité que seuls ceux qui y
sont allés connaissent :
les toilettes

Au premier abord, rien de
très original, si ce n'est la pré-
sence d'une télécommande
sur le côté du siège, munie
de nombreux boutons et
idéogrammes encompréhen-
sibles. En fait, il s'agit du der-
nier cri en matière de confort
et d'hygiène : ces toilettes
ultra-modernes sont équi-
pées d'un jet d'eau multidi-
rectionnel, d'un séchoir et 
d'une lunette chauffante.

Disponibles en France
Depuis peu, un magasin, (Le
Trône, à Paris) importe ces
toilettes/bidets du futur: "Le
concept a été inventé en
Suisse dans les années 50,
note M. Lamarque, respon-
sable du magasin. En France,
il a été considéré comme un
objet pornographique lors de
sa première présentation
publique dans les années
60." Les japonais se sont
ensuite emparé de l'idée et
l'on développée. "Aujour-
d'hui, la cuvette de base pos-
sède un jet "familial" pour se
nettoyer l'anus, un jet pour
embarrassant, mémorisa-
tion de la position du jet en
fonction de sa morphologie...
Les derniers modèles propo-
sent même d'analyser l'urine,
de mesurer la pression arté-
rielle, de doser la proportion 
de graisse dans le corps, et de 
peser la masse corporelle.

Très cher confort
Pour ce qui est de l'installa-
tion, "on raccorde la lunette
à l'arrivée de la chasse.
Il suffit ensuite de brancher
le tout sur une prise élec-
trique", précise M. Lamarque.
Côté prix, en revanche, le
confort n'est pas donné. Il
faut compter entre 700 euros
pour une lunette de base et
4000 euros pour un WC com-
plet. Mais que ne ferait-on pas
pour être heureux au petit
coin.     ALEXANDRE ZALEWSKI

                                www.letrone.com
o Submergé par l'engoue-
 ment des Américains pour
 ces fameuses toilettes, le
 fabricant japonais de WC
 Toto a annoncé fin janvier
 la construction au Mexique
 d'une nouvelle usine
 destinée à approvisionner
 le marché. Toto prévoit de
 vendre chaque mois 
 3000 WC aux Etats-Unis,
 contre 2000 actuellement.


les dames et une fonction
séchage", ajoute Mme Lamar-
que, co-gérante.

Nombreuses options
Et plus on monte en gamme,
plus les options sont nom-
breuse : massage, musique
d'ambiance, faux bruits de
chasse d'eau pour camoufler
d'éventuels sons naturels

 

Article de la revue Visite Déco - Novembre 2005

Article du magazine Zurban - 2005

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article du journal France Zappa 2005

 

 

Article du journal Metro - 8 Décembre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Leonardo DiCaprio et le toilette magique !
Par diane
Leonardo DiCaprio a installé un vrai petit bijou dans sa salle de bain.
Leonardo DiCaprio
Leonardo DiCaprio


L'acteur de Hollywood a dépensé 1.600 Livres pour un relève-siège automatique installé sur son W.C. mais ce dernier ne fait pas que relever le siège, il nettoie et sèche ses fesses.

Léonardo, 33 ans, ne devrait plus avoir les mains sales dans la salle de bain de son manoir de Los Angeles à plusieurs millions de dollars ! Le siège du toilette Toto Neorest 500 se relève automatiquement dès que Léo s'approche. Et juste 6 secondes après qu'il ait quitté son siège 5 étoiles, ce dernier redescend tout seul. Cette merveille est aussi équipé d'un mode auto-nettoyage et d'un déodorant intégré pour chasser les mauvaises odeurs. Pour finir, afin de rester en adéquation avec ses valeurs environnementales, la chasse d'eau répond aux standards écologiques.

Un ami de Léonardo rapporte sur le site Daily Star : « Léo adore son nouveau toilette. C'est mieux qu'un jouet depuis qu'il a une télécommande. »

(source: starminute.com)

 

An interview with Will Smith (Extrait d'un interview dans Handbag)

The man who's gone from rapper to Hollywood mega-star, Will Smith talks about his career, family and fascination with paperless toilets!

....What's the latest thing you have?

We are building a house and those toilets from Japan… have you heard about those? They're toilet-paper-free. You sit on the toilet and - they were in the hotel in Japan, and it is so deadly accurate. Wherever you sit on the toilet, somehow it, you know… it hits the bull's eye perfectly. It cleans it and dries with another. I was so amazed. And it's warm. You sit down on it and it's warm so it's beautiful. It is just water and then air.

So there's no paper at all?

It's a paperless toilet.

There's obviously no powder, either.

It's a powderless toilet. Ha, ha. Oh, man! [laughs]

So you and your wife have ordered some?

Yeah, they amazed me.

...

"It is like having a shower in the middle of the day."

 

 

 

 

 

Article du magazine Tecknikart - Juillet 2005

 

A chacun son trône (Texte de Nadine Richon)

Les WC en disent long sur les mœurs d’une société donnée. Ainsi, les exemples suisses et japonais illustrent parfaitement un hygiénisme en voie de globalisation. Plongée sous le couvercle.

De prime abord, la fréquentation des toilettes reste un sujet privé, dérisoire et douteux. Aucune société au monde ne semble glorifier cette nécessité organique, même si certains dieux, voire de simples individus, se plaisent à ausculter et parfois à admirer leur propre production. L’ironie de la situation – le besoin naturel omniprésent et son camouflage social généralisé – n’a d’ailleurs pas échappé aux artistes soucieux d’éveiller une féconde réflexion (lire encadré). A son tour, une ethnologue romande vient d’empoigner ce thème épineux à travers une Anatomie des Toilettes écrite sous la forme d’un mémoire de licence à l’Université de Neuchâtel.

Pierrine Jan voulait d’abord «rendre hommage à une réalité dissimulée aussi bien dans la vie quotidienne que dans la littérature. En lisant des ouvrages historiques, on tombe un peu par hasard sur ce sujet. Mais peu de livres sérieux s’intéressent vraiment à la question...» Son étude porte notamment sur la culture hygiéniste telle qu’elle s’impose de nos jours en Suisse et au Japon. «Comme les voitures soumises à des systèmes de lavage et de séchage, les Japonais bénéficient de toilettes avec jets d’eau adaptés et chauffage jusque dans les WC publics. En Suisse, le citoyen dépense peu pour la technique, même s’il est exigeant en matière d’hygiène. Mais on peut voir jusqu’en Chine des classes moyennes se faire plaisir avec leurs toilettes dernier cri. Sur ce terrain aussi, la globalisation est en marche...»

Chez Gétaz Romang, une conseillère technique confirme la sobriété des mœurs helvétiques, en dépit d’une offre toujours plus sophistiquée: «Certaines cuvettes s’acquièrent pour la frime. Mais l’achat de toilettes humides et chauffantes reste marginal. Nous proposons aussi des couvercles dotés d’un système de freinage les empêchant de se rabattre avec fracas. Mais les invités non avertis risquent de les pousser brutalement... Je crois que les Suisses préfèrent encore des choix plus classiques. On note aussi un retour au blanc alors que le rose ou le vert pastel avaient la cote il y a dix ans.» Les WC high-tech s’imposent plus aisément au Japon, où des concepteurs travaillent d’arrache-pied pour offrir aux consommatrices les plus coquettes des sons électroniques propres à couvrir toutes les rumeurs indiscrètes. La firme Toto a mis au point un petit appareil surnommé «le bruit de la princesse», qui reproduit joliment le chant d’une cascade. En attendant la banalisation des toilettes médicalisées mesurant leur rythme cardiaque ou leur taux de cholestérol, les élégantes Japonaises ressemblent déjà à l’héroïne décrite dans Belle du Seigneur par un Albert Cohen diablement ironique. Ariane ne recule en effet devant aucun stratagème pour empêcher son amant Solal d’entendre certains bruits naturels ou d’imaginer même qu’elle puisse aller aux toilettes.

Des voyageurs ont décrit les pissotières de Moscou ou d’ailleurs comme une répugnante descente aux enfers. Les autorités japonaises font en revanche tout leur possible pour empêcher quiconque de vouer aux gémonies de tels lieux publics, qu’il s’agit plutôt d’admirer avant usage. En Suisse aussi, le culte de la propreté et de la sécurité s’affiche, et au prix fort, si l’on en juge par certaines installations. En 2000, le Service des routes nationales avait déjà attiré tous les regards critiques en inaugurant des toilettes à 2 millions de francs sur l’autoroute Genève-Lausanne. Le journal Le Temps criait alors à «la stérilisation totale de l’espace public» et s’inquiétait de ne trouver dans de tels WC «plus aucun recoin où se cacher». Car les toilettes tendent à perdre leur ambiguïté. Endroits obscurs propices aux rencontres furtives, homosexuelles souvent, et parfois tarifées, lieux du crime comme le révèlent certaines statistiques américaines, refuges temporaires pour les sans-abri, espaces offerts à l’expression d’une révolte graffitée, autant d’usages bannis à juste titre ou de manière abusive sur une planète sécurisée.

Selon Pierrine Jan, la technicité actuelle appliquée aux WC – et illustrée en Suisse par la vogue des toilettes payantes McClean – reflète l’angoisse de nos sociétés face à la mort. En suivant le philosophe Norbert Elias, elle situe vers la fin du XVIIIe siècle cette naissance d’une logique sociale du camouflage de la souillure. Face aux dangers désormais planétaires, chaque pays veut entretenir l’illusion d’une maîtrise des risques, de la maladie, de la contagion. Une quête de sécurité qui s’exprime, selon la jeune ethnologue, dans nos WC de plus en plus aseptisés. «Rien n’indique d’ailleurs que les souffleries pour les mains, qui doivent brasser bien des germes, soient réellement plus rassurantes qu’un séchage avec un linge propre», dit-elle. Il ne s’agit pas de prôner un retour à l’insalubrité, mais de prendre une certaine distance ironique avec le tout-hygiénique actuel.

Un passage sur le site baignade-interdite.com confirme d’ailleurs que l’humour et les toilettes font souvent bon ménage. Cette amusante adresse passe en revue les petits coins du monde entier grâce aux commentaires des internautes. Le McClean de la gare de Lausanne inspire ces propos à un touriste: «Ce sont les meilleures chiottes de la planète.» A Paris, une adepte de l’Hôtel Crillon évoque «le papier si doux qu’on voudrait dormir dessus», s’extasie sur «l’essuie-mains à usage unique» et mentionne, sous la rubrique «désodorisant»: «Oui, oh, oui!»

Mais l’usager moderne accepte encore parfois de fréquenter des WC rudimentaires. Une habituée des festivals de l’été en témoigne: «Quand on partage la même musique ou les mêmes films, on fait la queue aux toilettes avec un sentiment de connivence, quitte à échanger des grimaces quand c’est trop sale ou trop lent. A la limite, c’est un peu le prix à payer pour se retrouver dans une ambiance festive qui se mérite dans un monde certes confortable, mais de plus en plus froid!»

Ainsi, les différents WC offrent à chacun la possibilité de se rassurer, en proposant à certains la sécurité et en donnant à d’autres un sentiment de liberté.

 

Publication dans le livre "Le grand livre du petit coin" de Sabine Bourgey et Alain Schneider aux éditions Horay.

Voir pages 378 à 381 - Article intitulé "Le Trône, spécialiste du wc japonais à Paris"

Voir pages 350 à 356 dans la 2ème édition de ce livre en 2007 - "Le Trône, spécialiste du wc japonais"